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#MOVEMBER : LE TEMOIGNAGE DU DR COSTE SUR LES PATHOLOGIES MASCULINES

En ce mois de novembre exclusivement consacré aux hommes, nous sommes allés à la rencontre du Docteur COSTE, radiologue au sein de l’Imagerie Médicale du Biterrois, pour échanger autour des pathologies liées aux hommes. Le cancer de la prostate est le 1er cancer masculin en France avec environ 50 000 nouveaux cas diagnostiqués par an. Depuis plusieurs années maintenant les hommes du monde entier sont invités à se laisser pousser la moustache pendant tout le mois de novembre. « Movember est un mouvement qui a été instauré pour sensibiliser les hommes aux pathologies masculines, notamment au cancer de la prostate et au cancer des testicules. L’idée est d’encourager ces messieurs à se faire dépister précocement à partir de l’âge de cinquante ans, notamment chez les patients ayant des antécédents familiaux », nous confie le Dr COSTE.

Pouvez-vous nous expliquer comment se caractérise le cancer de la prostate ?

Tout le problème avec le cancer de la prostate est qu’il n’existe malheureusement, au début, aucun signe clinique susceptible de faire penser qu’un cancer est en train de se développer. Les signes d’alerte que peut ressentir le patient arrivent, la plupart du temps, tardivement quand le cancer a eu le temps de croître. Et parfois hélas, lorsqu’il a commencé à faire des dégâts dans le corps du patient.

C’est pourquoi, il est essentiel de pouvoir faire un diagnostic précoce de ce cancer « vicieux ». Pour cela, nous disposons d’un outil précieux et fondamental : le dosage du PSA sur une prise de sang. Le PSA est une substance dont on peut mesurer le taux dans le sang du patient, le résultat s’élève dès que la prostate est le siège d’un problème. Il peut s’agir d’un problème bénin comme une infection ou l’apparition d’un adénome (un gonflement de la prostate qui survient chez quasiment 60 à 70% des hommes après la cinquantaine), mais aussi d’un problème plus sérieux dont il va falloir s’occuper rapidement, comme un cancer.

Plus le diagnostic est fait précocement, et plus les chances de guérison du patient sont importantes. Un taux trop élevé de PSA doit conduire le patient a un examen clinique un peu « invasif », mais lui aussi fondamental, le toucher rectal. Cet examen est réalisé par le médecin généraliste ou par un urologue. Quand un cancer est en train de se développer, on peut ressentir lors du toucher rectal une modification de la consistance de la prostate qui devient plus dure, alors qu’elle est normalement souple.

Comment intervient l’imagerie médicale dans le diagnostic et le traitement de cette pathologie ?

Lorsque le taux de PSA et le toucher rectal sont suspects, c’est là qu’intervient le radiologue. En premier, il réalisera une IRM, sur laquelle des images suspectes qui correspondent à un cancer peuvent être facilement détectées. L’étape suivante, qui conduira au diagnostic final, est la réalisation d’une biopsie prostatique. La plupart du temps elle est réalisée sous échographie et sous anesthésie locale. Cet examen consiste à prélever des fragments de prostate qui seront adressés au laboratoire pour analyse. Une fois le diagnostic de cancer posé, le radiologue pratique également le bilan d’extension par l’intermédiaire d’un scanner afin de savoir si le cancer reste localisé à la prostate ou si malheureusement d’éventuelles métastases sont déjà apparues sur d’autres organes. Pour finir, le radiologue intervient dans le suivi du patient, par la réalisation les premières années de scanners réguliers permettant de s’assurer que la maladie a bien été éradiquée et ne récidive pas.

Quel message souhaitez-vous faire passer pour clôturer cette entrevue ?

En tant que radiologue, je vous encourage à vous faire dépister à partir de 50 ans par le dosage du PSA sans attendre d’avoir des signes urinaires particuliers afin de permettre un diagnostic précoce de la maladie. Prenez-soin de vous et laissez-vous pousser la moustache pour la bonne cause !

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